Marc-André Fleury, la vedette, selon divers médias, du dernier match CH-Penguins, ce 4 mai 2010.

Marc-André Fleury, la vedette, selon divers médias, du dernier match CH-Penguins, ce 4 mai 2010. ©Ryan Remiorz/PC

Le pire, c'est que Sidney Crosby et Evgeni Malkin n'ont pas encore joué leur meilleur hockey de la série, ce qui ne saurait tarder encore bien longtemps. Défaitiste ? Non, c'est tout simplement l'effet immédiat de la défaite sur la perception des choses. C'est le piège des extrêmes. Une victoire à Pittsburgh et tout est possible, alors qu'après la victoire décisive des Penguins dans le premier match, la crainte d'un balayage était déjà débattue dans les tavernes.

C'est le piège dans lequel les joueurs ne doivent pas tomber. Ils ne l'ont pas fait même lorsqu'ils tiraient de l'arrière 1-3 dans la série et n'ont aucune raison de tomber dans le panneau, même si l'équipe de Mario Lemieux a pris les devants dans la série. Toutefois, un petit conseil au Canadien: ne vous replacez pas dans la même situation contre les champions, sinon ça se finira en cinq.

J'entends souvent dire que dans une série quatre de sept, les matchs impairs sont les plus importants.

L'équipe de Jacques Martin a raté une très belle occasion de prendre les devants dans la série après avoir disputé une excellente première période. S'ils avaient continué de patiner de la même façon, j'ai l'impression que la Flanelle aurait menacé plus souvent le filet de Fleury. Dan Bylsma a sûrement savonné ses joueurs à l'entracte puisque les Penguins sont revenus avec beaucoup plus de conviction par la suite et le gardien Marc-André Fleury a été très solide les quelques fois où le Tricolore a menacé.

J'entends souvent dire que dans une série quatre de sept, les matchs impairs sont les plus importants. C'est peut-être souvent vrai, mais dans le cas qui nous intéresse, le plus important match de cette série, c'est le prochain, en attendant les autres. Le Canadien doit retourner à Pittsburgh avec une égalité de 2-2 dans la série, sinon je vois mal comment les Penguins rateront l'occasion de les achever au cinquième match.

Le problème est que Pittsburgh est très à l'aise sur les patinoires étrangères, comme ils l'ont prouvé hier et en première ronde contre les Sénateurs d'Ottawa. Le Canadien doit malgré tout trouver une façon de gagner devant ses partisans autrement que par une miraculeuse performance de Jaroslav Halak, comme ce fut le cas contre les Capitals au 6e match à Montréal. Pour ce faire, il devra réussir à mettre beaucoup plus de pression en zone des Penguins, un exercice difficile à soutenir quand tu évolues avec seulement trois trios. Jacques Martin a parfois utilisé une 4e unité hier au Centre Bell en greffant Cammalleri à Metropolit et Kostitsyn, mais il n'a pas osé accorder une petite seconde de temps de glace à Mathieu Darche.