
©Paul Connors/AP (1ère) // Elise Amendola/AP (2ème) // Tom Boland/PC (3ème)
En prenant le micro pour remercier les gens après la course, Philippe Gilbert (3e) s'est dit très agréablement surpris de constater que le sport cycliste n'est pas qu'aimé en Europe, mais partout dans le monde, et qu'en plus, il était connu du public canadien. Je dois dire qu'en voyant ces milliers de personnes se pointer le long du parcours pour encourager les coureurs, nous sommes obligés de constater que le vélo a fait bien des p'tits au Québec depuis les Jeux olympiques de 1976.
Les vêtements de plusieurs spectateurs trahissaient le fait qu'ils pédalent fort probablement eux aussi des centaines voire des milliers de kilomètres chaque été et que le cyclisme est devenu une véritable passion pour une bonne partie de la population.
Après seulement deux années d'existence, les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal semblent s'être déjà taillés une place enviable auprès du public québécois et des cyclistes professionnels.
L'intérêt des diffuseurs étrangers n'est pas banal non plus, quand on considère que les deux événements ont été présentés dans plus de 70 pays, procurant par le fait même une visibilité exceptionnelle aux villes des maires Labeaume et Tremblay.
Ces deux course de vélos d'envergure internationale constituent des additions de taille au calendrier des événements qui meublent l'été des Québécois et des touristes que nous accueillons pendant la belle saison. Avec les courses de F1 et de Nascar (série Nationwide), la Coupe Rogers au tennis, les Internationaux de tennis junior de Repentigny, un ou deux gros galas de boxe, le Championnat de Montréal qui accueille l'élite mondiale du golf professionnel sénior au Fontainebleau, la présentation de l'Omnium canadien féminin de golf, les matchs réguliers de l'Impact au soccer et des Alouettes dans la Ligue canadienne de football et j'en passe, on peut affirmer sans crainte que malgré le départ des Expos de Montréal il y a maintenant sept ans, l'été est très loin d'être une saison morte sur la scène sportive.
Hier, pendant que les cyclistes pédalaient autour du Mont-Royal, les Alouettes prenaient une douce revanche sur les Tiger Cats d'Hamilton au Stade Percival Molson. Et c'est sans parler de ce que l'amateur de sports peut regarder dans son salon via la télévision. Une nouvelle saison de la NFL vient de prendre son envol et le US Open de tennis nous a encore cette année procuré de grands moments.
Parlant de tennis, à mon retour à la maison en fin d'après-midi, j'ai été vraiment impressionné par la tenue de l'Australienne Samantha Stosur qui a réglé le cas de Serena Williams en deux manches plutôt expéditives. Dommage que le comportement de Serena ait porté ombrage à la performance exceptionnelle de Stosur. On disait pourtant que Serena, qui demeure une formidable athlète, jouait la carte de la séduction depuis deux semaines afin de reconquérir New York, après avoir injurié et menacé une juge de lignes en demi-finale du US Open de 2009.
C'est probablement plus facile de séduire le public lorsqu'on anéantit ses adversaires comme elle l'a fait avec la numéro 1 mondiale Caroline Wozniacki en demi-finale samedi que lorsqu'on est défiée avec panache par une Australienne comme Stosur qui n'a jamais remporté un tournoi majeur.
Serena a bien tenté de la jouer cool après la défaite en souriant et félicitant le jeu impeccable de sa rivale, ajoutant même que la décision de l'arbitre de lui faire perdre un point gagnant et un jeu n'a rien changé au résultat final tellement son adversaire jouait bien, mais le mal était déjà fait.
Serena Williams ne perd que très rarement des matchs de tennis lorsqu'elle est au sommet de sa forme et un peu à la façon d'un enfant-roi à qui on ne peut rien refuser, elle est bien loin de séduire qui que ce soit quand elle réagit d'aussi piètre façon au fait d'être contrariée ou défiée.
En l'espace de quelques commentaires totalement inappropriés envers l'arbitre d'origine grecque Eva Asderaki, elle nous a prouvé une fois de plus qu'on peut bien tenter de chasser le naturel d'une personne, il revient au galop.
J'ai terminé mon dimanche en regardant le match entre les Jets de New York et les Cowboys de Dallas. L'analyste et ex-entraineur des Colts Tony Dungee craignait vraiment que les Jets infligent une sévère correction aux Cowboys, mais il n'en fut rien. Avec quelques minutes au quatrième quart et une avance de 14 points, les Cowboys étaient même en voie d'amorcer la saison avec une victoire aussi éclatante qu'inattendue contre une équipe qui croit encore cette année avoir tout ce qu'il faut pour se rendre au Super Bowl. En plus, les Cowboys étaient à une toute petite verge de prendre les devants par trois touchés quand le quart arrière Tony Romo a échappé le ballon recouvré par les Jets qui l'ont finalement emporté 27-24 grâce à une interception sur une passe que Tony Romo n'aurait jamais dû lancer.
La défaite a probablement été très difficile à avaler pour Romo et les Cowboys, mais ils ont clairement démontré leur volonté de faire oublier leur saison de misère en 2010-11.
Je termine cette chronique par un nom: Cam Newton. Le récipiendaire du trophée Heisman en 2010 et tout premier choix du dernier repêchage avec les Panthers de la Caroline connaitra sans doute une carrière remarquable s'il est épargné par les blessures et s'il est bien entouré. On n'avait jamais vu un quart recrue réaliser une telle performance à son tout premier match dans la NFL. L'athlète de 22 ans, 6 pieds 5 pouces et 248 livres diplômé de l'Université Auburn a complété 65 % de ses passes hier pour 422 verges de gains dans une défaite des siens 28-21 contre Phoenix.
Cam Newton, un jeune homme dont on a pas fini d'entendre parler !













