Tomas Kaberle(Photo: Getty)

Tomas Kaberle dans son nouvel uniforme

Un cas « Gomez » en défensive ai-je entendu lors de la tribune téléphonique que j'anime au 98,5 FM à propos du prix qu'il en coûtera au Canadien pour payer les deux autres années de contrat de son nouveau quart-arrière Tomas Kaberle. Ce dernier récolte deux petites mentions d'aide dans une victoire à son premier match dans le légendaire chandail et tout de suite, le ton change. C'EST déjà beaucoup plus positif.

Malgré les durs propos émis par le directeur général de la Caroline au sujet de Kaberle, Pierre Gauthier a peut-être sauvé la saison du Canadien vendredi dernier en faisant l'acquisition de celui qui était déjà devenu le mal aimé des Hurricanes en retour de Jaroslav Spacek.

L'écart entre une victoire et un revers est tellement minime dans la LNH que le simple fait que Kaberle pivote le jeu de puissance avec plus d'aplomb que tous ceux qu'avait utilisés Jacques Martin jusqu'ici pourrait permettre de remporter quelques matchs supplémentaires d'ici la fin de la saison, spécialement d'ici le retour au jeu d'Andrei Markov.

Ce qui est particulièrement étonnant est de constater que malgré, tous les problèmes auxquels le Canadien a du faire face depuis le début de la saison, il se retrouve néanmoins en excellente position pour lutter pour une place dans les séries après ses trente premiers matchs en vertu d'une récolte de 31 points en 30 parties. C'est loin d'être catastrophique malgré le pari qu'a pris Pierre Gauthier l'été dernier de miser sur une brigade défensive inexpérimentée et sur le fait que le jeune P.K. Subban puisse remplacer Markov, Wisniewski et Roman Hamrlik presque à lui seul.

On ne cesse de parler du surprenant début de saison des Leafs de Toronto (6e dans l'est) mais sachez qu'ils n'ont que deux maigres points d'avance sur le Canadien avec une seule partie en main. Il faut dire que les sept points récoltés par Montréal à la suite de revers en prolongation équivalent mathématiquement à 3 victoires.
Même si mon raisonnement n'offre aucune garantie, je me dis qu'il sera difficile pour le Canadien de faire pire lors des 52 prochains matchs que ce fût le cas dans les 29 parties qui ont précédé l'arrivée de Tomas Kaberle à la pointe de l'attaque massive, surtout que Chris Campoli, Ryan White et Andrei Markov reviendront eux aussi au jeu éventuellement.

D'ailleurs, je pense que tous sont pas mal unanimes pour dire que Kaberle est nettement supérieur à Spacek au plan hockey et donc que le Canadien est gagnant au change dans l'immédiat. Quant à l'aspect financier qui semble préoccuper amateurs et observateurs davantage que leurs propres finances personnelles, notons que Spacek coûtait environ le même salaire que Kaberle cette saison.

L'autre élément intéressant dans l'analyse de la situation est que Kaberle débarque à Montréal sensiblement au même âge que ce fut le cas de Roman Hamrlik quand il a quitté Calgary pour se joindre à la flanelle. Plusieurs ont critiqué Bob Gainey à l'époque d'avoir consenti autant d'argent à un défenseur dont les meilleures années étaient derrière lui. Pourtant, ils sont nombreux ceux qui auraient souhaité que le Canadien le garde à Montréal une ou deux années de plus. Hamrlik coûtait 5,5 millions par année, Spacek coûtait 3, 833 333 $, Kaberle est quatre ans plus jeune que les deux autres et coûte 4 millions cette année, 4,250 000 $ l'an prochain et 4,5 millions dans deux ans. En tenant pour acquis que Kaberle va se comporter en vrai professionnel pendant toute la durée de son entente, je ne crois vraiment pas qu'on pourra parler d'un autre cas Gomez.