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Mis à jour le: 20 septembre 2012 08:56 | Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca

Courte piste - États-Unis - Olivier Jean victime d'un sabotage?



Courte piste - États-Unis - Olivier Jean victime d'un sabotage?

Déjà accusé de violence par plusieurs patineurs américains, l'entraîneur sud-coréen Jae Su-chun aurait demandé à un de ses athlètes de saboter les lames du patineur québécois Olivier Jean lors des mondiaux de 2011.

Cette révélation du quotidien The Chicago Tribune vient de la demande d'arbitrage déposée mardi.

Cette histoire de sabotage fait partie des informations contenues dans la demande de 13 athlètes américains de démettre Jae Su-chun de ses fonctions d'entraîneur de l'équipe nationale américaine.

Le sabotage aurait eu lieu lors des mondiaux de courte piste en 2011 à Varsovie, auxquels participait Olivier Jean. L'athlète américain Simon Cho, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 2010, aurait admis avoir saboté les lames d'un patineur canadien lors de ces championnats.

Selon la demande d'arbitrage, Cho aurait écrit à un ami : « C'est mon plus lourd secret, et je le regrette. Je sais que j'ai fait une grosse bêtise. J'aimerais reculer dans le temps, mais je ne peux pas, et je devrai vivre avec les conséquences. »

Il n'a toujours pas commenté publiquement son geste.

Selon les informations contenues dans la demande d'arbitrage, le patineur canadien n'a pas pu participer à la compétition du relais 5000 mètres.

« Au début de la course, il y a eu un problème avec les lames d'Olivier, et il n'avait pas le temps de les réparer, peut-on lire dans un compte-rendu de l'équipe canadienne à l'époque des mondiaux de 2011. Avec seulement 3 patineurs, le Canada a dû se contenter de la quatrième place. »

Interrogé par Radio-Canada Sports, jeudi, à l'aréna Maurice-Richard de Montréal, Olivier Jean n'a pas été surpris de la révélation.

« J'avais des doutes depuis les Championnats du monde, a-t-il expliqué. Au premier tour, j'ai vu que ma lame était brisée et que je ne pouvais pas patiner. On n'a pas trop compris, et on a eu un doute. J'avais effacé un peu cette histoire-là, et je l'ai prise en riant hier soir. On ne peut pas changer le passé. »

« On n'espère jamais ça de notre sport, on veut toujours que tout le monde ait un bel esprit d'équipe, a-t-il ajouté. C'est vrai que c'est décevant d'apprendre que c'est la réalité. Mais on ne peut pas effacer le passé, et je veux encore gagner des courses, donc je ne perdrai pas d'énergie avec un championnat du monde d'il y a deux ans. »

À l'époque, l'histoire s'était terminée sans preuve, « avec des hypothèses seulement », a précisé Jean.

Pour le Comité olympique américain, cette affaire exige la prudence.

« Ce sont des accusations très sérieuses qu'il faut étudier de près pour vérifier leur véracité, a expliqué une porte-parole du Comité olympique américain, mercredi. Nous comprenons que la fédération américaine de patinage de vitesse enquête à ce sujet. Tant que nous ne connaîtrons pas les résultats de cette enquête, il serait inopportun de faire d'autres commentaires. »

La fédération américaine de patinage de vitesse (US Speedskating) a suspendu provisoirement l'entraîneur sud-coréen, mais n'a pas retiré son profil de son site Web.

Jae Su-chun n'a pas réagi aux preuves qui s'accumulent contre lui.

« Jae Su-chun est content de voir que l'enquête suit son cours », a dit un ami de l'entraîneur, qui avait déjà publié un démenti au sujet des allégations de violence.

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