
« Éthique de travail », engagement, structure. Voilà ce que Michel Therrien compte apporter au Canadien à son deuxième passage comme entraîneur-chef de l'équipe.
« Je sais exactement ce que je veux d'un joueur, ce qu'il faudra pour porter ce chandail-là », a dit Therrien, mardi, lors de sa présentation officielle à la presse montréalaise.
« Il y a des choses qui ne seront pas acceptées. [...] Je veux m'assurer que quand les gens viendront au Centre Bell, ils encourageront une équipe qui sera reconnue pour travailler très fort. »
« Mon intention, c'est de redonner une éthique de travail, une discipline qui sera exemplaire », a-t-il ajouté.
Au sujet des joueurs, Therrien a vanté la qualité du personnel qu'il avait sous la main. Carey Price et Tomas Plekanec ont souvent été mentionnés, tandis que le capitaine Brian Gionta est le premier joueur qu'il souhaite contacter.
Therrien a toutefois réservé ses meilleurs mots pour P.K. Subban. Comment voit-il le défi de diriger le jeune défenseur?
« C'est un beau défi, a-t-il lancé. C'est un étalon et c'est avec des étalons que tu gagnes des courses. Les picouilles vont finir 10es. Mais l'étalon, c'est le fun pour un jockey, pour un coach . Il faut que tu le guides. »
Therrien ne s'en est pas caché. Il est très heureux d'être de retour à la barre de l'équipe qui l'a embauché en 2000. Après son premier séjour à Montréal, il a passé près de quatre saisons derrière le banc des Penguins de Pittsburgh. Ensuite, il a agi comme dépisteur professionnel et comme analyste des matchs du Canadien à la télévision.
« Même si j'ai passé deux ans en dehors du hockey, je n'ai jamais perdu espoir », a-t-il lancé.
C'est dimanche, après un long processus, que Bergevin s'est rendu au domicile de Therrien pour lui annoncer la bonne nouvelle.
Des candidats de qualité
Bergevin n'a toutefois pas voulu élaborer au sujet des autres candidats qu'il a pris en considération.
« J'ai rencontré beaucoup de candidats de qualité », s'est limité à dire le directeur général. Combien? « Moins de 10... »
Therrien, lui, a simplement raconté ne pas avoir eu de contacts ces dernières semaines avec son bon ami Bob Hartley, qui était aussi dans la course pour le poste avant d'être embauché par les Flames de Calgary, la semaine dernière. « Par respect pour Bob, on ne s'est pas parlé, pour ne pas se mentir », a-t-il dit.
Therrien prend donc en main une équipe qui a présenté le 28e dossier de toute la Ligue nationale en 2011-2012. « Je n'ai pas aimé le résultat, comme beaucoup de partisans, a-t-il admis. Mais cette équipe a quand même un bon potentiel. [...] Elle compte plusieurs bons jeunes joueurs. »
« Il y a du bon leadership dans ce vestiaire, a-t-il ajouté. On peut surprendre beaucoup de gens. »
Les séries éliminatoires, objectif premier
Therrien et Bergevin ont tous les deux précisé que l'accession de l'équipe aux séries éliminatoires constituait leur premier objectif. « Après, tout peut arriver, a fait remarquer le directeur général. On en a la preuve cette année avec les Devils du New Jersey et les Kings de Los Angeles. »
Le nouvel entraîneur-chef a expliqué qu'il se penchera dès mercredi sur le choix de ses adjoints en plus de communiquer avec ses joueurs. Le premier sur sa liste : le capitaine Brian Gionta.
Pour Therrien, le fait de revenir diriger une équipe pour une deuxième fois n'a rien de négatif, au contraire.
« Honnêtement, je vois ça comme un gros avantage, a-t-il affirmé. Je sais exactement à quoi m'attendre. »












