
Ce n'est certainement pas au 3e rang du repêchage que l'on peut dénicher un Sidney Crosby. Mais il se trouve encore d'excellents joueurs autour desquels rebâtir une franchise.
Un texte de Guillaume Lefrançois
C'est pourquoi le Canadien pourrait frapper un grand coup, le 22 juin à Pittsburgh, quand il sera appelé au podium.
Voici donc les meilleurs coups réalisés depuis 20 ans par les équipes qui repêchaient au 3e rang.
Henrik Sedin, 1999, Canucks de Vancouver
Dans ce cas, on peut parler d'un choix 2B, puisque les Canucks venaient de repêcher son jumeau, Daniel, au 2e rang. Avec 797 points en 892 matchs et un trophée Hart à son actif, Henrik ne fait pas trop regretter aux Canucks leur choix. Il fait partie d'un noyau qui permet aux Canucks d'amasser 100 points année après année.
Marian Gaborik, 2000, Wild du Minnesota
Les statistiques de Gaborik sont moins impressionnantes que celles de Sedin (647 points en 722 matchs), mais quand il est en santé, le Slovaque est un des marqueurs les plus redoutables de la Ligue nationale. Depuis 2005, il a atteint la marque des 40 buts lors des 3 saisons où il a disputé au moins 70 matchs. Et en 2005-2006, le compteur s'est arrêté à 38 filets... en 65 matchs. Comme Sedin, son rendement dans les séries n'est pas renversant, mais il a tout de même atteint la finale d'association à deux reprises, dont ce printemps avec les Rangers.
Jonathan Toews, 2006, Blackhawks de Chicago
Les joueurs qui ont soulevé la coupe Stanley ET le trophée Conn-Smythe à 22 ans à titre de capitaine ne courent pas les rues. C'est ce qui rend Jonathan Toews déjà exceptionnel. Depuis cette saison 2009-2010 magique, le Franco-Manitobain s'établit comme un joueur capable de produire un point par match, en plus de remplir des missions défensives de la plus haute importance. Un choix qui rapportera aux Blackhawks pendant longtemps.
De bons coups au 33e rang
Même au deuxième tour, Trevor Timmins pourrait également sortir un lapin de son chapeau. Qui ont été les meilleures prises des 20 dernières années au 33e rang?
Valeri Bure, 1992, Canadien de Montréal
Arrivé à Montréal dès l'âge de 20 ans, le petit frère de Pavel Bure n'a rien cassé avec le Canadien, avec 22 buts et 20 passes à sa meilleure saison en 1995-1996. Mais sa carrière a pris son envol à Calgary, où il a aligné des campagnes de 26, 35 et 27 filets avec les Flames. Le Moscovite a conclu sa carrière assez jeune, à 29 ans, avec 400 points en 621 rencontres.
Loui Eriksson, 2003, Stars de Dallas
Avec trois saisons de suite d'au moins 70 points, Eriksson s'est établi comme un solide attaquant de premier trio. Ce ne sont généralement pas les attentes à l'égard d'un choix de deuxième tour. Les Stars ont dû attendre à 2008-2009 avant de le voir éclore, mais l'attente en a visiblement valu la peine...
James Neal, 2005, Stars de Dallas
Deux ans après Eriksson, le 33e rang a encore souri aux Stars. Mais ce n'est finalement pas aux Stars qu'il a le plus rapporté. Échangé aux Penguins de Pittsburgh il y a un an, l'Ontarien a explosé aux côtés d'Evgeni Malkin avec 40 buts et 41 aides en 2011-2012. C'est maintenant à lui de poursuivre dans cette veine s'il veut être considéré comme un des meilleurs 33e choix de l'histoire.
À venir : les pires 3es choix












