
La marge de manoeuvre est mince. Il ne reste que 10 matchs de saison à l'Impact pour réaliser son objectif avoué : participer aux séries éliminatoires à sa première saison.
L'équipe est 7e au classement de l'Est avec 27 points, mais ses plus proches rivaux ont cinq matchs en main. L'un d'entre eux est l'Union de Philadelphie, qui sera justement au stade Saputo samedi.
L'Union est tout juste derrière l'Impact au classement, avec 23 points. Les deux équipes s'étaient affrontées il y a deux semaines et l'Union avait brisé l'égalité en temps additionnel dans les arrêts de jeu pour remporter la victoire 2-1. Très mauvais souvenir pour l'Impact.
L'entraîneur Jesse Marsch apportera quelques changements à sa formation samedi. D'abord, ses trois grosses pointures défensives joueront ensemble, soit Alessandro Nesta, Nelson Rivas et Matteo Ferrari.
Il s'agit d'un retour au sein du onze partant pour Ferrari. Son dernier départ remonte au 16 juin.
L'Italien, qui arbore depuis peu une barbichette rousse, hérite d'un nouveau mandat : il glissera en position latérale gauche. De son propre aveu, il ne s'y sent pas vraiment à l'aise.
« L'entraîneur me dit de l'essayer alors je vais le faire. Je l'ai fait à quelques reprises déjà, dont une où j'affrontais Robben (NDLR : Arjen Robben, joueur-vedette des Pays-Bas). C'était un bon test! »
Pour sa part, Marsch n'entrevoit aucun problème d'ajustement pour son ténor défensif.
« Peu importe comment Matteo appelle ça, j'y vois plus une position de défenseur central modifiée! » a-t-il blagué.
D'autre part, il y aura un autre retour au onze partant contre l'Union : celui d'Andrew Wenger. Il prendra la place de Marco Di Vaio en pointe. Di Vaio est en Italie pour témoigner dans l'affaire des matchs truqués et il pourrait recevoir une suspension, selon le contenu de ses révélations.
Il s'agira d'une occasion en or pour le premier choix au repêchage de faire sa marque après plusieurs blessures.
« Mon absence du jeu m'a donné l'occasion d'observer Marco et d'étudier ses mouvements. À titre de recrue, la saison est longue et ça m'a aussi donné le temps de me recentrer. Et maintenant, je peux aller de l'avant », a dit Wenger.
Di Vaio, mieux nanti
Par ailleurs, la Major League Soccer a publié une liste révisée des salaires de ses joueurs.
On y apprend que la rétribution de Marco Di Vaio est substantiellement plus élevée que celle de son compatriote et ami, Nesta. Pour ses services à Montréal, Di Vaio recevra 1 000 000 $ en salaire de base, mais 1 937 508 $ au total, après bonis.
En comparaison, Nesta touchera 225 000 $, dont 180 000 $ en salaire de base. Tout ça en dollars américains.
Payant la réputation internationale? Pas autant qu'on pourrait le penser...












